Double tribune : #AffaireBenalla / Argent des Français

#AffaireBenalla : si scandale d’Etat en marche vers la destitution ?

Le #RPF (Rassemblement Pour la France officiel) réclame que chaque député de la majorité (LREM, MoDem et alliés de François de RUGY, de Jean-Vincent PLACE, de Frédéric LEFEBVRE, Franck RIESTER et Fabienne KELLER (Agir)) vienne s’expliquer dans les médias de son département au sujet de l’ #AffaireBenalla, prenne position et que chacun s’engage :

à demander à ce qu’Emmanuel #Macron, Brigitte Macron, Alexis Kohler, Christophe Castaner et Richard Ferrand soient auditionnés par l’Assemblée Nationale et le Sénat dans les plus brefs délais,

(Pour ce qu’il en est de celle du Président, ce dernier avec du courage devrait l’accepter même si en effet rien ne l’y oblige.)

à destituer le Président de la République en cas de graves mensonges mettant en péril l’idéal républicain, transformant cette affaire en affaire d’Etat et allant à l’encontre de l’idée de « nouveau monde » tant rabâché depuis des mois,

à démissionner de son mandat si l’attitude présidentielle, gouvernementale et de ses collègues de la majorité l’imposait (minorité de députés dans la majorité parlementaire ne pouvant cautionner certains agissements).

Tous les citoyens doivent aller demander des comptes à leurs députés  »macronistes »,  »bayrouistes »,  »estrosistes »,  »constructifs » ou pseudos  »agissants » dans cette affaire.

On ne peut que s’étonner du silence total de certains députés, comme Christophe EUZET par exemple, le Député de la 7° Circonscription de l’Hérault, qui fut pourtant membre du 15 Septembre 2017 au 2 Février 2018 de la mission d’information sur la déontologie des fonctionnaires et l’encadrement des conflits d’intérêts et qui est toujours à cette heure membre de la commission des lois… sans avoir essayé d’en déposer une depuis son élection, ce qui est quand même très surprenant pour un « juriste ».

Cette commission des lois et commission d’enquête dans l’affaire Benalla présidée par la députée LREM Yael BRAUN-PIVET plus préoccupée par la défense de sa majorité présidentielle que par l’impartialité, qui se permet de manière exécrable de changer les règles des temps et nombres de questions aux auditionnés pour l’opposition en cours de route.

Euzet avait été si bavard le 6 Juillet 2018 pour l’anniversaire de son élection dans les colonnes de Hérault Tribune en interview vidéo. Fier de « suivre son OFNI politique », sa « comète dans la grisaille » (il ne croyait pas si bien dire). Cet « OFNI politique » s’est selon lui « engagé à faire changer les choses » : on le voit changer les choses : revenir aux heures les plus sombres de 1974 à 1981 avec l’affaire Benalla, avec la constitution d’une police d’Etat comparable au malaise du SAC durant ces 7 années sans véritable chef, sans boussole, sans garde-fou et dont l’histoire s’est terminée tragiquement.

Pour rappel à ceux qui s’en étonneraient, le SAC, ce n’était pas une histoire mais plusieurs : Charles de GAULLE et Georges POMPIDOU morts, Charles PASQUA exclu il ne restait que des sous-chefs ingérables.

Et nous sommes bien aujourd’hui dans une affaire de sous-chefs tout puissants dans un embryon de police secrète dont on peut légitimement se poser la question de savoir jusqu’où LREM et la Présidence de la République peuvent être impliqués, surtout avec la présence de Vincent CRASE, proche d’Emmanuel MACRON, collaborateur de l’Elysée et « ancien employé de La République En Marche ».

Avec un Alexandre Benalla tout puissant, disposant de tous les moyens et qui avait recruté Makao, fréquentation de Jawad Bendaoud, jusqu’où serait-on allé ?

Au fait, pourquoi EUZET particulièrement ? Parce qu’il correspond bien au profil macronien : il a déclaré dans le Midi Libre le 15 Mai 2018 qu’il n’a « pas de compte à rendre. »

Igor #Kurek

Président du parti

Jean-René #Laget

Porte-Parole national du parti

et l’ensemble du Bureau Politique du RPF

twitter : @RPF_officiel – facebook : @rpfrance – contact@rpf-site.fr

 

Pendant l’ #AffaireBenalla on veut faire un peu plus les poches aux Français…

« L’opposition perturbe les débats, elle fait obstruction » a t-on pu entendre depuis ces derniers jours de la part du Premier Ministre Edouard PHILIPPE, du patron d’ #LREM Christophe CASTANER, du Président de l’Assemblée Nationale François de RUGY ou encore du patron des députés macronistes Richard FERRAND.

Alors certes, les travaux sur la révision constitutionnelle, sur la représentation nationale et sur la proportionnelle sont repoussés à début Septembre 2018 (encore heureux) mais les propositions de lois et rapports sur l’argent des Français ne reculent pas et étonnament on entend moins l’opposition parlementaire là-dessus, de l’Extrême Gauche jusqu’à l’Extrême Droite.

Première idée : taxer les revenus des Français obtenus sur les plateformes collaboratives comme Le Bon Coin, AirBNB, Uber ou encore Blablacar (au total 276 plateformes visées par un projet de loi examiné le Mardi 24 Juillet 2018. Même si ce projet de loi était repoussé la menace demeure donc effective dès ce mois de Juillet 2018 et pour l’avenir.)

Tout le monde se rappelle de Jacques ATTALI, celui qui avait l’oreille attentive de MACRON, qui préconisait l’ouverture du marché UBER et la fin programmée des taxis ?

Oubliez. Oubliez aussi l’idée de chercher des alternatives aux « bus Macron » de notre si « libéral » Président de la République (avec le social, certes, impossible d’en douter mais…)

Tel est le projet de loi relatif « à la lutte contre la fraude fiscale » porté par le réversible ex UMP-Droite Populaire et LR Gérald DARMANIN, Ministre de l’Action et des Comptes Publics.

Après le « tous délinquants de la route » et la récolte juteuse des radars et des contraventions, après la limitation des nombres de lotos et vide-greniers pour ne pas porter « atteinte aux professionnels » (qui sont les premiers à venir se servir à moindre frais dès l’ouverture de ces derniers et qui se prennent quand même des stands), le « tous délinquants financiers » parce que revendant des vieilleries ?

Mais ce n’est pas tout : publié le Vendredi 20 Juillet 2018 (en pleine crise Benalla) par le syndicat Solidaires finances publiques un rapport du CAP 2022 (Comité d’Action Publique) préconise la disparition des pièces de 1 et 2 cents (faisant augmenter au passage les prix) puis de supprimer les espèces, les chèques et les timbres fiscaux d’ici 2 ans pour rendre obligatoire l’acceptation des paiements dématérialisés comme les cartes bancaires (alors que les commerçants font machine arrière et reprennent de plus en plus les chèques), les virements et les paiements sans contact.

Bref : quand d’une certaine manière le CAP 2022 dit aux pauvres endettés qui peuvent finir plus facilement le mois grâce au temps d’encaissement d’un chèque, aux SDF qui attendent une p’tite pièce, aux associations, aux artistes, aux kiosquiers, aux petits commerces et à bien d’autres d’aller voir ailleurs si il y est…

Un rapport de plus qui pourrait aller s’empiler comme celui du CGET (Commissariat Général à l’Egalité des Territoires) en date du 21 Janvier 2015 qui préconise la dissolution des 36.000 communes françaises dans le millier d’intercommunalités (dans les Alpes-Maritimes, cela donnerait par exemple une seule commune départementale : la Métropole de Nice Côte d’Azur).

Le petit problème, c’est que ces rapports empilés ressortent toujours un ou deux présidents plus tard et c’est justement le cas du CGET puisque Macron, sans le nommer durant la Présidentielle de 2017 a proposé de l’exhumer et de déjà mettre en application ses grandes lignes pour les départements comprenant des métropoles. La menace planera donc au moins jusqu’en 2022 sauf issue malheureuse de la prochaine présidentielle.

Jean-René #Laget

Porte-Parole National du #RPF

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