Macron, Hamon, Mélenchon : la Présidentielle gesticulatoire et de l’infamie verbale


La Présidence du RPF Officiel

Paris, le Jeudi 16 Février 2017

Macron, Hamon, Mélenchon : la Présidentielle gesticulatoire et de l’infamie verbale

En 2012, la Gauche s’était fixée un calendrier pour la France : 5 ans pour démolir ce pays, son histoire, sa culture, son lien social, sa société, son identité.

Ce calendrier très mitterrandien d’opération sabotage « anti-‘béciles » (à savoir : tout ce qui n’est pas de Gauche ou d’accord avec vous comme cela était très bien résumé par les Guignols de l’Info de la grande époque) comprenait bien entendu le temps de la campagne présidentielle de 2017. Force est de constater qu’il s’agit de la seule promesse que la Gauche a pu tenir depuis qu’elle existe sous différentes composantes :

socialiste, communiste, écologiste, opportuniste, polémiste et même… rouge-bruniste.

La cerise sur le gâteau est bien cette campagne qui reprend le meilleur… mais surtout le pire de quelques précédentes présidentielles, essentiellement à cause de la Gauche sous ses différentes composantes citées plus haut : 1969 (le côté « dimension parallèle »), 1974 (le favori défié par l’arriviste sans programme), 1988 (le danger d’un scénario écrit d’avance), 1995 (le marécage) et bien évidemment 2002 (la crise institutionnelle, sociale, identitaire et sécuritaire).

Comment, au plus grand mépris des intérêts du pays et de sa population, relancer sa propre campagne quand on est au fond du trou et qu’on n’a pas vraiment d’idées ?

Premièrement : on neutralise ses adversaires par des boules puantes qui conduisent sur le terrain judiciaire, ce qui permet de : deuxièmement : captiver la sphère médiatique et empêcher la tenue du débat public, troisièmement : d’hypocritement s’en plaindre et de dire que dans ces conditions on est soi même inaudible pour avancer des propositions (dont on ne dispose pourtant pas) et quatrièmement : de se faire remarquer soi même par des punchlines et polémiques, qui selon soi ne sont pas des polémiques et sont décrites comme polémiques par les premiers qui sont pris dans la tourmente médiatique et judiciaire et qui vous accusent d’avoir monté ces boules puantes de toutes pièces.

Ces polémiques, infamies verbales à Gauche sont toujours balancées de manière anodine et avec le sourire façon  »discussion entre potes de luttes sociales et « K »amarades révoltés devant un verre de cidre et une part de galette des rois offerts au local syndical quand il fait trop froid pour aller tracter :

chez Macron, après avoir vociféré sur scène, rappelant les pires heures d’endoctrinement de masse, nié l’existence de la culture française cela se caractérise par… du révisionnisme sur l’histoire de la colonisation. (Le révisionnisme n’étant pas uniquement utilisé pour remettre en question des faits appartenant à l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale, tendant à nier ou à minimiser le génocide des Juifs par les Nazis mais aussi considéré comme « comportement, doctrine remettant en cause un dogme ou une théorie, notamment celle d’un parti politique. »

définition Larousse : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/r%C3%A9visionnisme/69137 )

Le dogme, la théorie : c’est celui d’une gauche française contemporaine (parce que  »moderne » cela ne peut objectivement pas s’appliquer à la Gauche française) qui ne peut remettre en cause ses fondamentaux (Jules Ferry notamment, grand nom de la Gauche mais aussi grand partisan, promoteur et acteur de la colonisation, qui ne trouvait rien à redire sur les « bienfaits » que celle-ci pouvait apporter).

La qualification par le champion-bulle médiatique d’En Marche de la colonisation comme « crime contre l’humanité » sur une télévision algérienne est venue balayer ce dogme, cette théorie.

Infamie verbale, sortie grotesque mais efficaces pour faire parler de soi :

infamie verbale pour la comparaison entre le fait de la colonisation française et des génocides tels que la Shoah ou le génocide arménien, hissant la France au rang de  »plus abominable des nations » puisque ce « crime contre l’humanité » aurait ainsi duré de… 1830 à 1977 (Djibouti), autrement dit… même sous de Gaulle et même sous Valéry Giscard d’Estaing (élu en 1974 et donc participant pendant 3 ans à l’hypothétique « crime contre l’humanité » dénoncé par Macron)… dont un certain Emmanuel Macron a pourtant récupéré la plupart de ses anciens conseillers (Marianne, 10 Février 2017).

Soit plus longtemps que le génocide perpétré par les nazis (1933-1945) ou celui par les Ottomans (1915 à 1917).

Pourrait-on donc comparer cela (et de bonne foi à écouter Emmanuel Macron) au parcours du juriste allemand Hans Maria Globke, entré comme juriste à la Chancellerie de Konrad Adenauer après être « entré en 1929 au Ministère de l’Intérieur comme juriste (lui qui) a été l’exégète des ordonnances raciales de 1936 », autrement dit au cœur de la machine nazie  (Le Monde, 9 Octobre 2008) ?

Sortie grotesque enfin car cela méconnait la réalité de l’Algérie, celle des départements, devenus un pays indépendant suite à un vote d’autodétermination, ce dont il n’y a pas eu besoin dans des cas de protectorats ou de colonies véritables, décolonisées directement par l’Etat français ou s’étant décolonisées d’elles-mêmes.

Aussi, le Macron de Février 2017 condamne t-il par conséquent celui qui faisait donc de « l’apologie de crime contre l’humanité » en Novembre 2016 dans les colonnes du Point comme le rappelle Le Parisien ?

« Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un Etat, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie ».

Ce qui encouragerait les partisans de Philippe Pétain et d’Heinrich Himmler à leur trouver des circonstances atténuantes : les uns parce que le premier était « héros de la Première Guerre Mondiale », les autres parce que le second a « annulé la déportation de la population néerlandaise en Pologne et a ordonné la libération de milliers de prisonniers détenus dans des camps de concentration » en échange des soins de son médecin et masseur Félix Kersten.


Fort heureusement, la réalité n’est pas aussi simpliste et le candidat d’En Marche va l’apprendre à ses dépends, lui qui a cependant réussi son objectif de faire parler alors que sa campagne connaissait son premier gros essouflement, notamment après le fiasco de ses affiches de campagne lancées lors de son meeting à Lyon… et aussitôt retirées puisque ne suscitant que du désintérêt.

Chez Hamon, cela se caractérise par une campagne désinvolte façon « je suis à part et je suis le seul à comprendre les vrais gens parce que je suis un « vrai socialiste » ».

Le problème… c’est que cette rhétorique est depuis toujours partagée entre la Gauche… et l’Extrême Droite et cela s’est confirmé une fois encore lors de la visite du candidat socialiste dans la Creuse, à Guéret précisément le 9 Février 2017.

C’est l’Express et l’AFP qui se sont essentiellement fait écho de sa « rencontre avec le pays réel ».

Le « pays réel », une expression liée au « nationalisme intégral » théorisée en France par Charles Maurras, reprise par Radio Courtoisie dans sa présentation (la radio dont le nom emblématique est depuis toujours : Henry de Lesquen, accompagné de toutes ses casseroles médiatiques et judiciaires), également le nom d’un journal d’inspiration fasciste et catholique publié par le Mouvement rexiste en Belgique comme celui de la « 1° Fête du Pays Réel » qui sera organisée à Rungis par Civitas le 11 Mars 2017.

Le candidat PS, qui a par ailleurs reçu les soutiens d’Alain Soral, de Dieudonné M’Bala M’Bala (publiquement Dieudonné) et de nombres de communautaristes et même « d’islamistes radicaux » (selon Dreuz) tout en se taisant dessus, ne les acceptant pas mais ne les repoussant pas non plus, a érigé l’infamie verbale (surtout pour quelqu’un de Gauche) en art de se faire passer pour « proche du Peuple » tout en fustigeant ceux d’un « pays iréel » qui serait celui des  »emplois fictifs » et « hors système », Hamon qui ne serait (selon sa propre idée) en rien comptable d’un bilan désastreux comme le quinquennat Hollande mais aussi deux septennats Mitterrand et un vrai faux quinquennat Jospin, sans que cela ne déclenche une quelconque polémique.


Aussi, on peut se demander si certains journalistes politiques n’ont pas des troubles de la mémoire aux moments opportuns ou si ceux dédiés à la Gauche ne sont pas directement issus des rangs des stagiaires qui couvraient la rubrique des « chiens écrasés » et n’ont par conséquent strictement aucune culture politique comme historique ?

Enfin, pour finir avec Mélenchon, celui qui niait encore en 2012 l’implication des communistes français dans le soutien à l’URSS (le PCF a pourtant été considéré comme le « parti communiste le plus stalinien d’Europe de l’Ouest ») et qui ne doit pas penser si différemment d’Emmanuel Macron, au moins concernant l’Algérie (présenté par Slate Afrique comme le « plus algérien des candidats à la présidentielle française » le 29 Mars 2012 «Ce serait donner une grande indication aux Algériens et à tout le Maghreb. La guerre d’Algérie est finie. Maintenant on s’aime ») a repris à son compte le « dégagisme » (inspiré par ses « amis tunisiens ») dont on ne connait pour le moment que la surface électorale visible qu’il veut bien lui donner.

Mais à quoi pourrait-on s’attendre vis à vis d’un candidat de l’Extrême Gauche ?

En parallèle à une grande séance de dédiabolisation pour l’attiré-opposé de Marine Le Pen ? Chaine Youtube dont la stratégie ressemble fortement… à la sympathique communication de Jacques Chirac en 1995 avec le « mangez des pommes », repris du « mangez des pommes » des Guignols. Là encore, le candidat de La France Insoumise s’inspire d’un fait sympathique guignolesque : la parodie qui lui avait été consacrée, inspirée des Tutos, très célèbres sur Youtube.

Ou encore utilisation d’un hologramme… très utile pour ne plus parler de son programme ni de ses échecs mais bien utile pour s’attirer la sympathie médiatique.

De la grande, de la très grande opération sabotage « anti-‘béciles » et c’est la petite routine de Gauche destructrice de la France qui continue et à laquelle nous devons impérativement mettre fin, avec notre candidat commun à la Présidentielle, François FILLON.

Igor KUREK

Président du RPF Officiel

www.rpf-site.fr – https://fr-fr.facebook.com/rpfrance – https://twitter.com/rpf_officiel

Rassemblement Pour la France Officiel, 10D Avenue Carrion de Nizas – 34120 PEZENAS

PDF24    Envoyer l'article en PDF   

Twitter RPF Officiel

Abonnez-vous à la newsletter